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mes petits détails de lecture (surtout BD), petits détails de vie

Le Janitor #1 de Sente et Boucq

8 Mai 2007 , Rédigé par Le steph Publié dans #bd "franco- belge"



    Quand le dessinateur de Bouncer et de Bouche du Diable croise l'un des scénaristes qui montent, deux options s'offrent à nous : soit un énième coup médiatique dans le monde de la bd soit une série qui va peut être marquer l'univers de l'art séquentiel... Dans le cas du Janitor, j'ai, dans un premier temps, cru à la première voix tant la police du titre m'a hérissé le poil à la découverte de la couverture...


    Une fois passée cette première impression, les premières planches nous plongent rapidement dans le feu de l'action. Le pitch en quelques lignes : Vince jeune prêtre quelque peu iconoclaste est chargé d'escorter des spécialistes du Vatican aux quatre coins du monde ou plutôt aux endroits mythiques de l'histoire biblique. C'est donc à Malte que débute ce premier épisode. En effet, la première partie de l'album raconte en flash-back confessionnel l'achat à rebondissements multiples d'un document mystérieux. De retour à Rome, le fougueux Vince est recruté pour devenir un Janitor, gardien secret de la curie romaine, pseudo James Bond à la solde des pontes du Vatican. A partir de ce moment, plusieurs intrigues se croisent : des nostalgiques du temps des croisades rejouent Godefroy versus Saladin, un employé minable tente de vendre des infos à un gratte-papiers, un attentat terroriste endeuille Téhéran et notre super curé (l'est-il vraiment ? ne l'est-il pas réellement ?) est chargé de surveiller des cardinaux en partance pour Davos... Le tout est ponctué de solides scènes d'actions et même le fantastique pointe parfois son nez...


    Le trait de Boucq est toujours aussi agréable, élégant et efficace. Les faciès de certains sont un délice (sublime gros plan sur le journaliste américain), les décors et les reconstitutions travaillés (le Vatican, le Krack...)
En ce qui concerne le scénario d'Yves Sente, tel un pilote de série télé, ce premier tome "L'ange de Malte" pose les situations et les différents personnages, nommés ou juste présentés. C'est peut être sur ce point qu'est la limite de l'album.  Vue l'étendue narrative et spatiale, on ne fait qu'effleurer les profils et les situations sans les approfondir vraiment si ce n'est la personnalité du héros.  Comme souvent, il faudra sans doute attendre le deuxième tome afin de s'attacher réellement à cette série qui, il faut le reconnaître, est assez engageante. Donc... wait and see... Pour poursuivre le parallèle et la comparaison avec un pilote télé, ce dernier, justement, est souvent beaucoup plus long... justement pour permettre d'avoir le temps de poser l'intrigue et d'accrocher le public. Ne peut-on pas imaginer que les éditeurs de bandes dessinées reprennent l'idée et acceptent de changer la pagination des premiers tomes des séries nouvelles ?
    Autre réserve : les passages obligés ! L'hôtesse était-elle nécessaire ? si ce n'est, à la limite, pour asseoir l'aspect irrévérencieux du héros... Admettons...


    En conclusion, avec ce premier album prometteur, les auteurs posent les jalons d'une série en devenir en espérant qu'elle réponde à l'attente créée sans trop loucher, je l'espère,  vers le détestable Largo W. mais plutôt vers un mixage du Triangle secret et du Poulpe...




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